
Face à la petite dizaine de supporters présente mardi dans le calme au Camp des Loges, les agents de police, ceux des renseignements généraux et le personnel de sécurité du PSG ont passé une matinée tranquille. Les joueurs, qui ne se sont pas exprimés lundi, lors de la reprise, ont laissé leur capitaine Pedro Pauleta (Photo L'Equipe) le faire. Le Portugais a fait passer un message clair : le PSG n'est pas sauvé d'avance, et il est inutile de se bercer d'illusion sur un avenir européen.
«Il reste trois matches avant Noël et il va falloir aller chercher trois victoires, annonce-t-il avant d'aller à Auxerre, de recevoir Toulouse, et un dernier déplacement à Saint-Etienne. Maintenant, il faut agir sur le terrain, les efforts que nous faisons ne sont pas suffisants. Ce n'est pas au mois de novembre quil faut commencer l'opération maintien, c'est dès le début de la saison qu'il faut se battre. L'union sacrée, ce n'est pas maintenant, c'est tous les jours qu'il faut la faire».
«On peut s'en sortir mais pas pour être plus haut»
Sur les responsabilités des uns et des autres, Pauleta dit : «Tout le monde est coupable de la situation. Joueurs, staff technique et club. Sincèrement je comprends les supporters, c'est la deuxième saison qu'on est dans une position difficile». Il conserve «l'espoir» que le PSG fasse une «bonne» saison. Avant de préciser : « Le maintien sera plus dur cette année car cette situation arrive plus tôt dans la saison et c'est déjà la deuxième fois. Les équipes sont peut-être plus dures, le Championnat est peut-être plus équilibré que l'année dernière mais je crois dans cette équipe qui a les qualités pour s'en sortir ».
Conclusion amère : «On peut sen sortir mais pas pour être plus haut dans le classement comme certains ont pu le penser à un moment». Terrible constat d'un capitaine pour sa dernière année au club. -